Le jeûne par intervalles est-il efficace pour perdre du poids ?

"...les preuves actuelles ne justifient pas l'enthousiasme observé dans les médias sociaux"

17.02.2026
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Depuis quelque temps, le jeûne par intervalles est très tendance - notamment dans les médias sociaux : il est censé réduire le poids et influencer positivement le métabolisme. Une revue Cochrane qui vient d'être publiée se penche sur la question : Dans quelle mesure les adultes en surpoids ou obèses perdent-ils du poids grâce au jeûne par intervalles ? En résumé simplifié, elle montre que ces personnes ne perdent peut-être pas plus de poids en jeûnant par intervalles qu'en suivant d'autres régimes - mais probablement un peu plus qu'en l'absence d'intervention nutritionnelle ciblée.

"Pour certaines personnes, le jeûne par intervalles peut peut-être être une option raisonnable", explique Luis Garegnani, l'un des auteurs de la revue et directeur du Centre Cochrane à l'"Universidad Hospital Italiano de Buenos Aires". "Mais les preuves actuelles ne justifient pas l'enthousiasme observé dans les médias sociaux".

La nouvelle revue regroupe différentes formes de jeûne par intervalles et montre, sur la base de l'évaluation de 21 études contrôlées randomisées avec un total de 1430 participants, que le jeûne par intervalles n'a pas d'effets secondaires : Comparé à d'autres régimes, le jeûne par intervalles ne réduit peut-être pas ou seulement de manière minime le poids corporel des personnes en surpoids ou obèses.

La formulation "peut-être" est importante d'un point de vue scientifique, car ce résultat de revue est entaché d'une incertitude relativement importante. Les auteurs de la revue estiment que sa fiabilité est "faible" - c'est le deuxième niveau le plus bas des quatre niveaux possibles du système GRADE, qui permet d'évaluer la fiabilité des connaissances scientifiques. De nombreuses études évaluées étaient en effet de petite taille et présentaient des lacunes méthodologiques. En d'autres termes, de nouveaux résultats d'études pourraient tout à fait entraîner une modification des preuves relatives au jeûne par intervalles.

Les auteurs de la revue n'ont pas seulement comparé le jeûne par intervalles à d'autres formes de régime, mais aussi à "aucune intervention nutritionnelle structurée". (En termes simples, cela signifie ne pas suivre de régime ou conserver ses propres habitudes alimentaires dans une large mesure). Six études portant sur 427 participants en surpoids ou obèses ont été évaluées à cet effet. On y constate probablement un petit effet : chez les personnes qui jeûnent par intervalles, le poids corporel diminue probablement en moyenne de 3,4 pour cent de plus que chez les personnes qui ne suivent pas d'intervention alimentaire ciblée. Les auteurs de l'étude estiment que ces chiffres sont "modérés". (Dans le système GRADE, cela correspond au deuxième niveau le plus élevé sur quatre.) D'un point de vue scientifique, ce deuxième résultat de la revue est donc également entaché d'une certaine incertitude, mais moins importante.

Une personne pratiquant le jeûne par intervalles et pesant 100 kilos perdrait donc probablement en moyenne environ 3,4 kilos de plus qu'une personne qui ne pratique pas activement le jeûne par intervalles. Les directives cliniques recommandent toutefois une perte de poids d'au moins cinq pour cent pour les personnes en surpoids ou obèses, car ce n'est qu'à partir de ce seuil que les risques pour la santé diminuent.

Jörg Meerpohl, directeur scientifique de Cochrane Allemagne à Fribourg, il faut tenir compte du fait que presque toutes les études évaluées n'ont été réalisées que sur une période de six à douze mois. "Sur la base des preuves disponibles, il n'est pas possible de dire de manière fiable si les personnes en surpoids ou obèses qui pratiquent le jeûne par intervalles parviennent à long terme à réduire leur poids de manière si significative qu'elles deviennent ainsi en meilleure santé", explique Meerpohl. "De plus, il manque des données sur le degré de satisfaction des personnes avec le jeûne par intervalles, sur leur capacité à le maintenir facilement au quotidien à moyen et long terme et sur les effets indésirables éventuels. On ne sait pas non plus comment le jeûne par intervalles agit sur les maladies associées à l'obésité et s'il aide par exemple à prévenir le diabète de type 2. Là encore, les données manquent jusqu'à présent".

Les études incluses dans la revue Cochrane ont essentiellement examiné les formes suivantes de jeûne par intervalles :

  • Alimentation limitée dans le temps (Time-restricted feeding) : La prise alimentaire quotidienne est limitée à une plage horaire fixe, généralement 8 à 10 heures par jour au maximum. Le reste du temps, on jeûne, souvent la nuit pendant au moins 14 heures.
  • Jeûne périodique : un ou deux jours par semaine, on jeûne ou on mange à peine. Les cinq à six autres jours, on mange normalement.
  • Jeûne alterné (Alternate-day fasting) : Les jours de jeûne alternent avec des jours d'alimentation normale. Les jours de jeûne, on ne mange pas du tout ou très peu.
  • Jeûne alterné modifié (par exemple régime 5:2) : L'apport calorique est fortement réduit deux jours par semaine, les cinq autres jours étant consacrés à une alimentation normale. Les jours de jeûne, on ne se prive pas complètement de nourriture.

Note: Cet article a été traduit à l'aide d'un système informatique sans intervention humaine. LUMITOS propose ces traductions automatiques pour présenter un plus large éventail d'actualités. Comme cet article a été traduit avec traduction automatique, il est possible qu'il contienne des erreurs de vocabulaire, de syntaxe ou de grammaire. L'article original dans Allemand peut être trouvé ici.

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