Une nouvelle méthode permet d'identifier les substances dangereuses dans les cosmétiques et les aliments
Pour la première fois, des mutagènes dont la structure chimique n'est pas connue peuvent être détectés
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Des substances capables de faire muter le matériel génétique humain - de l'altérer et de l'endommager de façon permanente - sont présentes dans de nombreux produits de la vie courante. Des chercheurs de l'université Justus Liebig de Giessen (JLU) ont, pour la première fois, détecté des mutagènes et des substances cytotoxiques simultanées dans les aliments, la viande, les arômes de fumée, les produits de soins personnels et même l'eau. Pour ce faire, ils ont mis au point une nouvelle procédure de dépistage permettant de déterminer la mutagénicité de substances individuelles dans des mélanges complexes. En outre, la nouvelle procédure de test détecte la détoxification potentielle des mutagènes dans l'organisme par le biais d'une simulation du métabolisme du foie humain. Elle a révélé que la détoxification dans l'organisme est minime. Gertrud Morlock, titulaire de la chaire de sciences alimentaires à l'université de Louvain, et son équipe de recherche ont publié leurs résultats, entre autres, dans la revue "Analytical Chemistry".
La particularité du nouveau test biologique planaire est sa capacité à reconnaître les mutagènes sans connaissance préalable de leur structure chimique. Cela permet de découvrir des mutagènes jusqu'alors inconnus, par exemple des ingrédients mutagènes, des auxiliaires, des impuretés, des contaminants, des résidus, des métabolites ou des produits de dégradation. "Contrairement aux tests in vitro précédemment utilisés, nous pouvons désormais tester des échantillons complexes de manière fiable, rapide et rentable. Grâce à la séparation planaire et à la détection des essais biologiques sur la même surface adsorbante, nous n'avons plus de limites, telles que celles liées à la solubilité ou aux signaux d'interférence", explique le professeur Morlock. "Cette procédure de test très efficace donne des résultats plus instructifs, améliore notre compréhension de la mutagénicité d'échantillons complexes et appelle à repenser la protection des consommateurs. En effet, nous ne découvrons pas seulement des mutagènes déjà connus, mais aussi de nouveaux mutagènes tout aussi dangereux qui doivent désormais être pris en compte."
Les résultats des chercheurs étayent ainsi les récentes interdictions européennes des arômes de fumée, ainsi que la réglementation des résidus d'huiles minérales dans les aliments et les produits. La classification de la viande rouge comme "probablement cancérigène pour l'homme" par le Centre international de recherche sur le cancer est également corroborée par nos données", déclare le professeur Morlock. En outre, des mutagènes ont été trouvés dans des produits qui ne sont pas encore suffisamment réglementés : rouges à lèvres, crèmes pour la peau, crèmes pour les plaies, crèmes pour les mamelons, parfums, et bien d'autres encore. Le nouveau dépistage permet également de déterminer de manière fiable dans quelle mesure les stations d'épuration éliminent les substances mutagènes de nos eaux usées et dans quelle mesure notre eau potable est sûre.
L'exposition aux substances mutagènes doit être réduite au minimum, même s'il est difficile de prouver exactement l'effet de ces substances dangereuses sur l'homme ou la nature. Les produits de soin contenant des mutagènes peuvent avoir un effet néfaste sur le microbiome cutané, la peau et l'organisme, en particulier s'ils pénètrent directement dans la circulation sanguine par le biais de gencives qui saignent, de plaies, de microblessures ou de microfissures de la peau. Le rinçage pourrait également avoir un impact sur la nature et l'environnement. "De nombreux produits d'usage courant étant utilisés fréquemment, ils doivent devenir plus sûrs", souligne le professeur Morlock. "La nouvelle procédure d'essai offre la possibilité de découvrir et de réduire les substances dangereuses dans ces produits. Les mutagènes découverts peuvent faire l'objet d'une étude plus approfondie et être identifiés, ce qui permet d'en retracer l'origine. Il est alors possible de trouver des moyens d'éviter ces substances."
Afin de fournir aux fabricants et aux autorités réglementaires un outil d'essai, les chercheurs de l'UJL ont mis au point le 2LabsToGo-Eco : un système miniaturisé, peu coûteux et à source ouverte, avec lequel ces nouvelles procédures d'essai peuvent être effectuées en production, en contrôle de qualité ou en surveillance officielle.
Note: Cet article a été traduit à l'aide d'un système informatique sans intervention humaine. LUMITOS propose ces traductions automatiques pour présenter un plus large éventail d'actualités. Comme cet article a été traduit avec traduction automatique, il est possible qu'il contienne des erreurs de vocabulaire, de syntaxe ou de grammaire. L'article original dans Anglais peut être trouvé ici.
Publication originale
Katharina Schmidtmann, Ann-Cathrin Kayser, Gertrud E. Morlock; "High-Throughput Testing for Unknown Mutagens and Cytotoxica via Duplex Planar Ames–Cytotoxicity Bioassay Including Metabolic S9 Activation"; Analytical Chemistry, Volume 98, 2026-3-2
Gertrud E. Morlock; "Chemical safety screening of products – better proactive"; Journal of Chromatography A, Volume 1752
Maria C.O. Romero, Kevin Jakob, Johannes Schmidt, Thomas Nimmerfroh, Wolfgang Schwack, Gertrud E. Morlock; "Consolidating two laboratories into the most sustainable lab of the future: 2LabsToGo-Eco"; Analytica Chimica Acta, Volume 1367