Les extraits de plantes au goût amer stimulent les cellules gastriques
Les extraits d'armoise, de genévrier, de sauge et d'achillée millefeuille ont eu les effets les plus importants
Les extraits de plantes au goût amer sont traditionnellement utilisés pour faciliter la digestion, mais la base moléculaire de leurs effets est restée largement obscure. L'Institut Leibniz pour la biologie des systèmes alimentaires de l'Université technique de Munich a maintenant acquis de nouvelles connaissances sur ce mécanisme. En utilisant un modèle cellulaire, ses chercheurs ont démontré que les extraits de plantes peuvent stimuler la sécrétion de protons dans les cellules gastriques humaines, mécanisme clé de la production d'acide gastrique, les combinaisons d'extraits ayant des effets particulièrement puissants. Les extraits riches en polyphénols se sont révélés particulièrement puissants. L'étude a également identifié trois sous-types de récepteurs humains du goût amer comme médiateurs clés de cette réponse.
Les chercheurs ont étudié une préparation à base de plantes disponible dans le commerce et couramment utilisée pour soulager les troubles digestifs. Cette préparation est composée d'extraits de neuf plantes et se caractérise par un goût amer prononcé. Sur cette base, les scientifiques ont émis l'hypothèse que les composés amers qu'elle contient, y compris les polyphénols, non seulement activent les récepteurs du goût amer dans la bouche, mais stimulent également la sécrétion d'acide gastrique par l'intermédiaire des récepteurs extraoraux du goût amer situés dans l'estomac. On connaît environ 25 sous-types différents de récepteurs du goût amer chez l'homme.
Quatre extraits de plantes se révèlent particulièrement efficaces
Pour vérifier cette hypothèse, l'équipe de recherche dirigée par Phil Richter, premier auteur, et Veronika Somoza, chercheuse principale, a analysé les effets d'extraits de plantes individuels et de trois mélanges d'extraits différents à l'aide d'un système de test cellulaire. Leurs expériences ont révélé que plusieurs extraits, en particulier ceux de l'armoise, du genévrier, de la sauge et de l'achillée, augmentaient la sécrétion de protons dans les cellules gastriques humaines. En revanche, les extraits de plantes telles que le pissenlit et la gentiane n'ont pas produit d'effets significatifs dans la fourchette de concentration testée, allant jusqu'à 300 microgrammes par millilitre.
L'étude a également montré que les extraits présentant des niveaux particulièrement élevés de polyphénols ont exercé les effets stimulants les plus importants. Les chercheurs proposent donc que ces substances phytochimiques jouent un rôle important dans la stimulation de la sécrétion d'acide gastrique. Des analyses complémentaires de biologie moléculaire ont indiqué que les récepteurs du goût amer TAS2R4, TAS2R5 et TAS2R39 sont impliqués dans la médiation de l'augmentation observée de la sécrétion de protons.
La variété est la clé
"La comparaison des différents mélanges d'extraits a donné des résultats particulièrement intéressants", explique Phil Richter. "La combinaison contenant les neuf extraits de plantes a produit la plus forte stimulation de la sécrétion cellulaire de protons. En revanche, le mélange composé des quatre extraits individuels les plus actifs a eu un effet nettement plus faible, tandis que le mélange des cinq extraits les moins actifs n'a déclenché qu'une légère augmentation de la sécrétion de protons."
Selon le chercheur, ces résultats indiquent que la réponse cellulaire émerge de l'interaction de plusieurs composés qui renforcent mutuellement leurs effets. "Nos données suggèrent que plusieurs types de récepteurs du goût amer sont activés simultanément", explique Phil Richter. "Outre les polyphénols, d'autres composants végétaux sont également susceptibles de contribuer à cet effet synergique", ajoute Veronika Somoza.
L'étude offre donc une explication moléculaire potentielle à la raison pour laquelle les préparations à base de plantes au goût amer sont depuis longtemps considérées comme des aides à la digestion. En activant les récepteurs du goût amer dans l'estomac, ces composés peuvent stimuler directement la sécrétion d'acide gastrique et favoriser ainsi les processus digestifs. Les résultats indiquent également que les mélanges complexes de plantes peuvent, dans certains cas, être plus efficaces que les extraits isolés.
Veronika Somoza, responsable du groupe de recherche Metabolic Function & Biosignals à l'Institut Leibniz, précise toutefois que les résultats sont actuellement basés sur des expériences de culture cellulaire. De futures études cliniques seront nécessaires pour déterminer si des effets comparables se produisent chez l'homme. Néanmoins, le chercheur estime que ces nouvelles connaissances pourraient contribuer à orienter le développement de formulations à base de plantes plus ciblées à l'avenir.
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