Une alliance d'associations demande au Parlement européen de bloquer la classification des risques liés au soja proposée par la Commission

La commission ITRE recommande d'ores et déjà de rejeter la classification « High-iLUC » prévue. La balle est désormais dans le camp de l'assemblée plénière.

25.06.2026
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Les principales associations du secteur agroalimentaire saluent la décision de la commission ITRE (Industrie, recherche et énergie) du Parlement européen. Les députés se sont prononcés à la majorité en faveur d’une proposition des groupes politiques PPE, ECR et Renew, recommandant ainsi au Parlement de mettre un terme à la classification forfaitaire « High-iLUC » du soja prévue par la Commission européenne.

« La commission ITRE a reconnu que le projet de la Commission européenne représente une menace grave pour le plan protéique et pour la sécurité d’approvisionnement de l’Europe », constate Torsten Krawczyk, président de l’UFOP. Depuis des mois, le secteur met en garde la Commission contre le fait de minimiser les dommages collatéraux considérables qu’entraînerait une exclusion de fait de l’huile de soja en tant que matière première pour la production et la comptabilisation des biocarburants.

Il en résulterait une spirale négative de grande ampleur : la résilience de la sécurité d’approvisionnement européenne ainsi que le choix de biocarburants durables seraient considérablement compromis ; les objectifs de l’UE visant à améliorer l’approvisionnement interne en protéines seraient notamment contrecarrés. Parallèlement, le projet de la Commission risque de restreindre inutilement les options stratégiques de l’Europe en matière de dé-fossilisation des carburants et de compromettre les objectifs climatiques dans le secteur des transports. Les entreprises pionnières, qui ont massivement investi dans des chaînes d’approvisionnement certifiées sans déforestation, craignent que leurs efforts ne soient pénalisés.

Après cette victoire d’étape au sein de la commission compétente, l’alliance des associations se tourne désormais vers la séance plénière du Parlement européen : « Nous appelons tous les députés européens à s’opposer au projet de la Commission. Compte tenu de ses répercussions considérables, ce projet doit faire l’objet d’une réévaluation en profondeur », a déclaré Joachim Rukwied, président de l’Association des agriculteurs allemands.

Jaana Kleinschmit von Lengefeld, présidente d’OVID, exige : « L’Europe a besoin d’une politique énergétique et climatique qui lutte contre les risques réels de déforestation sur la base de données scientifiques actuelles, sans pour autant affaiblir les biocarburants durables, l’approvisionnement national en protéines et la création de valeur industrielle. »

À propos de l’alliance des associations :

Cette alliance regroupe des associations de premier plan du secteur agroalimentaire :

  • Fédération allemande de la bioénergie (BBE)
  • Fédération allemande du commerce de gros, du commerce extérieur et des services (BGA)
  • Fédération allemande de l’industrie alimentaire (BVE)
  • DER AGRARHANDEL – Fédération fédérale du commerce agricole et Association des négociants en céréales de la Bourse de Hambourg (DAH)
  • Fédération allemande des agriculteurs (DBV)
  • Fédération allemande Raiffeisen (DRV)
  • Association allemande pour la promotion du soja (Deutscher Sojaförderring e. V.)
  • Fédération allemande du commerce de gros des huiles, graisses et matières premières oléagineuses (GROFOR)
  • Association du soja du Danube OVID
  • Fédération de l'industrie de transformation des graines oléagineuses en Allemagne e. V.
  • Union pour la promotion des plantes oléagineuses et protéagineuses (UFOP)
  • Association allemande de l'industrie des biocarburants (VDB)



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