Les hommes sont plus enclins à manger des insectes que les femmes

Des chercheurs canadiens ont découvert que 87 % des gens ne consommeraient des insectes que s'ils étaient traités de manière à être invisibles

19.03.2026
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Aller à l'épicerie ces jours-ci peut s'avérer une expérience douloureuse, avec des hausses de prix record qui pèsent sur le budget alimentaire des Canadiens. Cependant, comme le savent déjà de nombreuses sociétés dans le monde, une source de protéines abondante et bon marché se trouve littéralement à nos pieds : les insectes, en particulier les grillons, les sauterelles, les fourmis et les coléoptères.

Bien que l'entomophagie - la consommation d'insectes - ait pris du retard aux États-Unis et au Canada, une nouvelle étude menée par des chercheurs de l'Université Concordia a révélé un certain intérêt pour cette pratique alimentaire, certains groupes démographiques se montrant plus ouverts que d'autres.

Nadezhda Velchovska, étudiante de premier cycle avec spécialisation au Département de psychologie, a approché 252 visiteurs adultes à l'Insectarium de Montréal entre octobre 2024 et février 2025. Elle a utilisé un questionnaire structuré en ligne pour évaluer la volonté, la motivation et les obstacles des participants à essayer des aliments à base d'insectes.

Après avoir analysé les résultats, Mme Velchovska et son superviseur, Rassim Khelifa, professeur adjoint au département de biologie, ont constaté que 44 % des personnes interrogées se disaient prêtes à essayer les insectes, mais que seulement 27 % étaient disposées à les inclure dans leur régime alimentaire habituel.

Les hommes sont plus disposés que les femmes à consommer des aliments à base d'insectes et ont plus de chances d'avoir déjà essayé. Le niveau d'éducation élevé était également un facteur : les participants titulaires d'un diplôme d'études supérieures étaient plus susceptibles d'expérimenter des ingrédients à base d'insectes à la maison, et la consommation antérieure d'insectes chez les femmes augmentait avec le niveau d'éducation. L'âge seul ne s'est pas révélé être un facteur prédictif cohérent.

L'article a été publié dans la revue Nature Scientific Reports.

La poudre, c'est mieux

La curiosité a été le principal facteur de motivation pour inciter les gens à essayer des aliments à base d'insectes, pour près de 42 % des personnes interrogées. Parmi les autres facteurs, citons les avantages perçus sur le plan de la santé et de la nutrition, la durabilité environnementale et le goût.

Le plus grand obstacle est le dégoût, comme l'ont noté 70 % des personnes interrogées. Viennent ensuite la peur des insectes, l'incertitude quant à la sécurité et les préoccupations sanitaires.

La présentation et l'emballage sont également importants : 87 % des personnes interrogées préfèrent les produits où les insectes ne sont pas visibles. Deux tiers des personnes interrogées ont déclaré qu'elles pourraient essayer ou qu'elles essaieraient certainement de manger des produits de boulangerie fabriqués avec de la farine à base de grillons. Près de la moitié d'entre elles seraient prêtes à essayer une barre protéinée à base de grillons et du pain en poudre à base de grillons. En revanche, 82 % des personnes interrogées ont déclaré que la présence de larves dans un muffin les dissuaderait de le manger.

"Les motivations et les obstacles révèlent une interaction intéressante", explique Mme Velchovska. "Si nous voulons encourager l'entomophagie, le meilleur moyen serait de convaincre le public des bienfaits pour la santé et des conditions sanitaires dans lesquelles ces insectes sont élevés. Nous devrions également insister sur l'énorme différence entre les émissions de gaz à effet de serre produites par l'élevage d'insectes et celles produites par l'élevage de bétail".

M. Khelifa ajoute que l'élevage d'insectes peut contribuer à recycler les 40 % d'aliments qui sont jetés au Canada. Cette pratique pourrait également contribuer à une production agricole plus durable, notamment en ce qui concerne l'alimentation des animaux d'élevage.

"Si nous donnons nos déchets alimentaires aux insectes, leur masse corporelle augmentera, ce qui nous donnera plus de protéines et plus d'excréments d'insectes, qui constituent un excellent engrais", explique-t-il. "Il n'est même pas nécessaire que les protéines soient directement destinées à la consommation humaine : elles pourraient servir d'aliments pour les poulets, les porcs et l'aquaculture. L'implication des insectes dans notre système alimentaire, que ce soit directement ou indirectement, peut avoir d'énormes avantages potentiels."

Note: Cet article a été traduit à l'aide d'un système informatique sans intervention humaine. LUMITOS propose ces traductions automatiques pour présenter un plus large éventail d'actualités. Comme cet article a été traduit avec traduction automatique, il est possible qu'il contienne des erreurs de vocabulaire, de syntaxe ou de grammaire. L'article original dans Anglais peut être trouvé ici.

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