En Europe, les hommes mangent plus de viande que les femmes depuis 10 000 ans
L'écart entre les sexes en matière de consommation de viande a persisté à toutes les époques de l'Europe préindustrielle
L'accès à des aliments nutritifs est un pilier fondamental de la réussite humaine, mais cet accès a été inégal au cours de l'histoire. Dans les sociétés européennes préindustrielles, la viande était un aliment très recherché et son accès était souvent lié à un statut social plus élevé.
Les rapports des isotopes du carbone et de l'azote dans le collagène des os humains peuvent fournir des informations sur l'alimentation d'une personne. Les rapports isotopiques de l'azote reflètent la quantité de viande consommée par une personne, tandis que les rapports isotopiques du carbone révèlent quelle proportion de plantes consommées par une personne utilisait la voie de photosynthèse de fixation du carbone C4, ce qui permet de déduire la quantité de millet de faible statut et d'aliments marins de statut variable qu'une personne a pu consommer. Cependant, il est difficile de comparer les rapports isotopiques d'un site à l'autre ; l'utilisation d'engrais, les conditions climatiques variables et la sous-alimentation peuvent modifier le contexte dans lequel les valeurs brutes sont interprétées.
Rozenn Colleter, Michael P. Richards et leurs collègues contournent cette contrainte en utilisant le rapport interdécile. Le rapport interdécile compare le seuil au-dessus duquel se situent les 10 % de valeurs les plus élevées au seuil au-dessous duquel se situent les 10 % de valeurs les plus faibles. Le résultat est une mesure de l'extrême inégalité, et non des rapports isotopiques locaux eux-mêmes. À l'aide de cet outil, les auteurs ont examiné la proportion d'hommes et de femmes dans différents déciles de consommation de viande et de millet et/ou d'aliments marins pour 12 281 adultes provenant de 673 sites européens sur une période de 10 000 ans.
Les auteurs ont constaté un biais masculin persistant dans les déciles de consommation de viande les plus élevés à toutes les époques. Les premières sociétés agricoles (néolithiques) étaient les plus égalitaires, même si elles présentaient d'importantes disparités entre les sexes en ce qui concerne l'accès aux protéines animales. Selon les auteurs, les résultats soulignent l'inégalité persistante de l'accès aux protéines animales en Europe au cours des 10 000 dernières années. Ces inégalités peuvent trouver leur origine dans des tabous alimentaires, des croyances cosmologiques, des perceptions erronées des besoins en protéines des femmes ou des normes sociales qui placent les besoins des hommes au-dessus de ceux des femmes.
Note: Cet article a été traduit à l'aide d'un système informatique sans intervention humaine. LUMITOS propose ces traductions automatiques pour présenter un plus large éventail d'actualités. Comme cet article a été traduit avec traduction automatique, il est possible qu'il contienne des erreurs de vocabulaire, de syntaxe ou de grammaire. L'article original dans Anglais peut être trouvé ici.
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