Le recyclage des déchets alimentaires présenterait d'énormes avantages, mais les microplastiques constituent un défi

Une première étude à l'échelle nationale montre que le détournement des déchets alimentaires américains des décharges pourrait réduire de 89 % les impacts climatiques associés et de 50 % la pollution par les nutriments, selon des chercheurs de l'UVM

27.07.2026
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Éviter que les déchets alimentaires ne finissent dans les décharges présente des avantages pour le climat et l’environnement en général, et l’État du Vermont impose à ses habitants de réorienter ces matières vers des filières de gestion plus efficaces. Alors que d’autres États envisagent des politiques similaires, des chercheurs de l’UVM ont étudié les conséquences potentielles d’une extension de ces efforts à l’échelle nationale.

Les nouvelles conclusions, publiées aujourd’hui dans la revue *Nature Food*, soulignent la nécessité de prévoir non seulement le détournement des déchets alimentaires vers des alternatives aux décharges, mais aussi la gestion des microplastiques susceptibles de subsister dans le compost et les autres matières organiques ainsi obtenus, explique Eric Roy, coauteur de l’étude et professeur à la Rubenstein School of Environment and Natural Resources.

Parmi les solutions permettant d’éviter que les déchets alimentaires ne finissent dans les décharges, on peut citer leur transformation en compost à usage agricole et le recours à la digestion anaérobie pour produire du biogaz destiné à l’énergie renouvelable. Bien que les chercheurs se soient déjà penchés sur ces options d’élimination, aucun n’avait pris en compte la contamination par les microplastiques à grande échelle, précise M. Roy.

Parmi les principales conclusions, on note que le détournement des déchets alimentaires des décharges vers le compostage et la digestion anaérobie à l’échelle nationale aux États-Unis permettrait de réduire les impacts climatiques actuels de ces déchets de 89 à 99 %. La pollution environnementale par les nutriments issue de la gestion des déchets alimentaires, qui peut contribuer aux fameuses proliférations estivales d’algues bleu-vert dans les lacs, pourrait diminuer de 49 à 54 % pour l’azote, et de 78 à 98 % pour le phosphore. Mais si les matières organiques issues du compostage et de la digestion anaérobie étaient épandues sur les terres agricoles, elles pourraient également introduire environ 20 000 tonnes de microplastiques dans le sol chaque année, ont constaté les chercheurs.

« Si l’on n’intervient pas de manière ciblée et si l’on ne met pas en place de stratégie visant à réduire au minimum la présence de plastique dans les amendements de sol issus de la valorisation des déchets, il y aura probablement du plastique, compte tenu de son omniprésence actuelle dans notre système alimentaire », explique l’auteure principale, Kate Porterfield, chercheuse postdoctorale à l’Institut Gund pour l’environnement. « Il est littéralement partout. »

Ces travaux soulignent la nécessité d’une meilleure planification à chaque étape du processus de recyclage alimentaire, y compris lors de la conception des emballages avant même que les aliments n’y soient placés, précise Kate Porterfield.

En combinant des données provenant de l’ensemble des États-Unis, l’équipe a créé des « modèles d’analyse du cycle de vie » afin d’évaluer les effets potentiels du compostage, de la digestion anaérobie ou de la mise en décharge des déchets alimentaires à l’échelle nationale. Cette approche prend en compte chaque étape du parcours des déchets alimentaires, depuis leur arrivée dans une station de transfert jusqu’à leur devenir : sous forme de compost dans un champ, de méthane converti en électricité, ou encore de tas visqueux mêlé de plastique, libérant lentement des gaz à effet de serre dans une décharge.

Les chercheurs ont également pris en compte une baisse potentielle des besoins en engrais synthétiques dans l’agriculture, résultant de leur remplacement par les nutriments récupérés dans les déchets organiques — mais ils ont constaté que les nutriments récupérés à partir des déchets alimentaires ne couvriraient qu’environ 2 % de la demande annuelle des États-Unis.

La question du gaspillage alimentaire occupe une place de plus en plus centrale dans les préoccupations de certains décideurs politiques, alors que jusqu’à 40 % de la nourriture aux États-Unis est gaspillée et qu’un quart de l’espace déjà en diminution des décharges est occupé par des déchets alimentaires. Le compostage des déchets alimentaires, qui était autrefois l’apanage des jardiniers amateurs passionnés, est désormais une obligation légale dans certaines juridictions américaines. Le Vermont, qui a été l’un des premiers États à imposer le détournement des déchets alimentaires des décharges, est confronté à certains défis qui peuvent surgir parallèlement aux avantages, explique M. Roy. Les efforts supplémentaires visant à accroître le compostage et la digestion anaérobie des déchets alimentaires se présentent actuellement sous la forme d’un patchwork national, avec d’énormes disparités d’un endroit à l’autre.

M. Roy, qui dirige également le Casella Center for Circular Economy and Sustainability de l’UVM, indique ne pas avoir connaissance d’un projet national imminent de détournement des déchets alimentaires. Les recherches du Casella Center visent à trouver des voies plus écologiques pour la gestion des déchets. Alors que de plus en plus d’États et de municipalités envisagent le recyclage des déchets alimentaires, des études comme celle-ci peuvent à la fois mettre en évidence les avantages et révéler à l’avance les problèmes potentiels, explique Roy, contribuant ainsi à faciliter la transition. Une planification en amont visant à réduire dès le départ la contamination par les microplastiques dans les déchets alimentaires est nécessaire pour maximiser les bénéfices environnementaux nets des programmes et politiques de détournement des déchets alimentaires.

« Nous nous sommes dit qu’il fallait réfléchir à cette question à grande échelle, car le Vermont fait figure de pionnier sur ce sujet », explique M. Roy. « Et si d’autres États suivaient le mouvement ? »

Note: Cet article a été traduit à l'aide d'un système informatique sans intervention humaine. LUMITOS propose ces traductions automatiques pour présenter un plus large éventail d'actualités. Comme cet article a été traduit avec traduction automatique, il est possible qu'il contienne des erreurs de vocabulaire, de syntaxe ou de grammaire. L'article original dans Anglais peut être trouvé ici.

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